Bon, faut croire que c'est ce qu'il fallait pour me faire sortir de ma torpeur estivale. Une saison plus que médiocre, jumelée à des commentaires très ordinaires de DeSantis et Saputo dans les médias sur les supporters. Et apparemment qu'on ne ferait même pas les séries...
Non mais, c'est quand même de l'hypocrisie de haut niveau, là. On répète à qui veut bien l'entendre que Montréal a les meilleurs fans, qu'en MLS le marketing doit être axé vers l'ambiance, les supporters, sur une expérience de foot plus européenne qu'autre chose. Et le président du club, avec son Directeur Technique chéri confrontent ouvertement ces mêmes fans à la radio et à la télé. Faut vraiment pas savoir comment gérer son équipe...
En tout cas, bonne chance à eux pour leur entrée en MLS.
dimanche 7 août 2011
jeudi 16 juin 2011
vendredi 3 juin 2011
Canada 2-2 Équateur, la nulle in extremis
Le Canada affrontait hier l'Équateur dans un match amical, 6 jours avant le début de la Gold Cup. L'équipe, qui revient d'une défaite de 1-0 face à la Grèce en février et d'une victoire de 1-0 contre la biélorussie en mars, semble montrer de plus en plus de belles choses: c'est pourquoi mes attentes étaient élevées quant à la performance des Rouges. Et, que dire... ce fut une démonstration du meilleur, comme du pire.
Le meilleur:
- Un fort joli but de Terry Dunfield (son premier pour le Canada!), qui envoie le ballon dans la partie supérieure du filet de l'extérieur de la boîte du gardien. On n'en voit pas assez souvent, des comme ça.
- Sommes toutes, un beau jeu collectif, des passes courtes et précises, la plupart du temps. On garde la possession, sans catapulter le ballon à l'avant pour les attaquants.
- Un André Hainault surprenant, qui s'est fort bien acquitté de la tâche que lui a confié Stephen Hart.
- Une section de supporters canadiens en pleine forme et remplie à ras bord (on fait abstraction des nombreux maillots jaune dans le reste du stade)!
Le pire:
- Le marquage défensif sur le premier but des visiteurs.
- L'inexplicable bourde de Will Johnson qui aurait pu nous donner la victoire.
- Julian de Guzman qui n'a pas travaillé bien fort sur le deuxième but de l'Équateur.
Voici les faits saillants du match, version longue (13 minutes):
À mardi.
Le meilleur:
- Un fort joli but de Terry Dunfield (son premier pour le Canada!), qui envoie le ballon dans la partie supérieure du filet de l'extérieur de la boîte du gardien. On n'en voit pas assez souvent, des comme ça.
- Sommes toutes, un beau jeu collectif, des passes courtes et précises, la plupart du temps. On garde la possession, sans catapulter le ballon à l'avant pour les attaquants.
- Un André Hainault surprenant, qui s'est fort bien acquitté de la tâche que lui a confié Stephen Hart.
- Une section de supporters canadiens en pleine forme et remplie à ras bord (on fait abstraction des nombreux maillots jaune dans le reste du stade)!
- Le marquage défensif sur le premier but des visiteurs.
- L'inexplicable bourde de Will Johnson qui aurait pu nous donner la victoire.
- Julian de Guzman qui n'a pas travaillé bien fort sur le deuxième but de l'Équateur.
Voici les faits saillants du match, version longue (13 minutes):
À mardi.
vendredi 27 mai 2011
Cossette et Dinkota à Québec
![]() |
| Peut-être un peu amer, Kevin... |
Article ici: Journal de Québec
On peut entendre Cossette dans la dernière édition du podcast Avec tacle ici.
jeudi 26 mai 2011
Occéan monte d'un niveau
La nouvelle est venue d'Allemagne: Olivier Occéan quitte Offenbach et signe avec le SpVgg Greuther Fürth pour une durée de trois ans. Son contrat avec les Kickers n'étant pas venu à terme, le club bavarois a du payer un transfert de 200 000 euros pour acquérir les services de l'attaquant canadien. Le SGF a terminé la saison 2010-2011 au quatrième rang de la deuxième division allemande, ratant de peu la promotion. Occéan rejoint donc un bon club qui peut aspirer à de belles choses lors de la prochaine campagne.
Fürth est une ville du sud-est de l'Allemagne, située à sept kilomètres de Nuremberg. SpVgg est une abréviation de Spielvereinigung, formule traditionnelle allemande qui sert à désigner un club sportif, et pas seulement une équipe de foot.
Fürth est une ville du sud-est de l'Allemagne, située à sept kilomètres de Nuremberg. SpVgg est une abréviation de Spielvereinigung, formule traditionnelle allemande qui sert à désigner un club sportif, et pas seulement une équipe de foot.
mardi 17 mai 2011
Les adversaires de la Coupe du Monde
Lundi le 17 mai avait lieu le tirage au sort des groupes pour la Coupe du Monde U-17 2011, à laquelle participera (eh oui!) le Canada.Voici les groupes qui ont été formés:
Groupe A (Morelia/Monterrey)
- Mexique
- RDP Corée
- Congo
- Pays-Bas
Groupe B (Monterrey/Morelia)
- Japon
- Jamaïque
- France
- Argentine
Groupe C (Pachuca/ Torreón)
- Uruguay
- Canada
- Rwanda
- Angleterre
Groupe D (Torreón/Pachuca)
- États-Unis d'Amérique
- République tchèque
- Ouzbékistan
- Nouvelle-Zélande
Groupe E (Querétaro/Guadalajara)
- Burkina Faso
- Panama
- Allemagne
- Equateur
Groupe F (Guadalajara/ Querétaro)
- Australie
- Côte d'Ivoire
- Brésil
- Danemark
Pas le groupe le plus facile, mais encore là aucun adversaire n'est facile pour le Canada dans ce tournoi. L'horaire des matches va comme suit:
18 juin: Uruguay - Canada, 18h
21 juin: Canada - Angleterre, 18h
24 juin: Canada - Rwanda, 15h
Les Canadiens tiendront un camp d'entraînement du 19 au 29 mai en Floride. Un contingent de 24 joueurs tentera d'impressionner Sean Fleming, lui qui devra montrer la porte à trois des jeunes athlètes avant le début du mondial. Prennent part à ce camp le gardien Maxime Crépeau et le défenseur Marco Lapenna de l'Académie, de retour après leur beau parcours avec l'équipe cet hiver en championnat régional. Ismaïl Benomar n'a pu accepter l'invitation, lui qui doit soigner une blessure. Voici la liste complète des joueurs présents:
CANADA
G- Chad Bush | CAN / Toronto FC Academy
G- Maxime Crépeau | CAN / Académie Impact Montréal
G- Quillan Roberts | CAN / Toronto FC Academy
D- Luca Gasparotto | CAN / SC Toronto
D- Marco Lapenna | CAN / Académie Impact Montréal
D- Tyler Pasher | CAN / Toronto FC Academy
D- Adam Polakiewicz | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
D- Parker Seymour | CAN / Toronto FC Academy
D- Daniel Stanese | CAN / Vancouver Whitecaps Residency
M- Bryce Alderson | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Wesley Cain | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Sergio Camargo | CAN / Toronto FC Academy
M- Yassin Essa | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Alex Halis | CAN / SC Toronto
M- Shadrack Mmunga | Unattached / sans club
M- Omari Morris | CAN / Toronto FC Academy
M- Chris Nanco | CAN / Sigma FC Academy
M- Matteo Pasquotti | CAN / Vancouver Whitecaps Residency
M- Michael Petrasso | CAN / Toronto FC Academy
M- Samuel Piette | FRA / FC Metz
A- Keven Aleman | CAN / Toronto FC Academy
A- Jay Chapman | CAN / Toronto FC Academy
A- Moses Danto | CAN / World Soccer Academy
A- Sadi Jalali | CAN / Edmonton Juventus
Groupe A (Morelia/Monterrey)
- Mexique
- RDP Corée
- Congo
- Pays-Bas
Groupe B (Monterrey/Morelia)
- Japon
- Jamaïque
- France
- Argentine
Groupe C (Pachuca/ Torreón)
- Uruguay
- Canada
- Rwanda
- Angleterre
Groupe D (Torreón/Pachuca)
- États-Unis d'Amérique
- République tchèque
- Ouzbékistan
- Nouvelle-Zélande
Groupe E (Querétaro/Guadalajara)
- Burkina Faso
- Panama
- Allemagne
- Equateur
Groupe F (Guadalajara/ Querétaro)
- Australie
- Côte d'Ivoire
- Brésil
- Danemark
Pas le groupe le plus facile, mais encore là aucun adversaire n'est facile pour le Canada dans ce tournoi. L'horaire des matches va comme suit:
18 juin: Uruguay - Canada, 18h
21 juin: Canada - Angleterre, 18h
24 juin: Canada - Rwanda, 15h
Les Canadiens tiendront un camp d'entraînement du 19 au 29 mai en Floride. Un contingent de 24 joueurs tentera d'impressionner Sean Fleming, lui qui devra montrer la porte à trois des jeunes athlètes avant le début du mondial. Prennent part à ce camp le gardien Maxime Crépeau et le défenseur Marco Lapenna de l'Académie, de retour après leur beau parcours avec l'équipe cet hiver en championnat régional. Ismaïl Benomar n'a pu accepter l'invitation, lui qui doit soigner une blessure. Voici la liste complète des joueurs présents:
CANADA
G- Chad Bush | CAN / Toronto FC Academy
G- Maxime Crépeau | CAN / Académie Impact Montréal
G- Quillan Roberts | CAN / Toronto FC Academy
D- Luca Gasparotto | CAN / SC Toronto
D- Marco Lapenna | CAN / Académie Impact Montréal
D- Tyler Pasher | CAN / Toronto FC Academy
D- Adam Polakiewicz | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
D- Parker Seymour | CAN / Toronto FC Academy
D- Daniel Stanese | CAN / Vancouver Whitecaps Residency
M- Bryce Alderson | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Wesley Cain | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Sergio Camargo | CAN / Toronto FC Academy
M- Yassin Essa | CAN / Vancouver Whitecaps FC Residency
M- Alex Halis | CAN / SC Toronto
M- Shadrack Mmunga | Unattached / sans club
M- Omari Morris | CAN / Toronto FC Academy
M- Chris Nanco | CAN / Sigma FC Academy
M- Matteo Pasquotti | CAN / Vancouver Whitecaps Residency
M- Michael Petrasso | CAN / Toronto FC Academy
M- Samuel Piette | FRA / FC Metz
A- Keven Aleman | CAN / Toronto FC Academy
A- Jay Chapman | CAN / Toronto FC Academy
A- Moses Danto | CAN / World Soccer Academy
A- Sadi Jalali | CAN / Edmonton Juventus
dimanche 8 mai 2011
Contre Red Bull et la commercialisation du sport
De nos jours, si l'on veut faire survivre une équipe de sport professionnelle, il faut absolument trouver des partenaires économiques qui viendront injecter l'argent nécessaire aux multiples dépenses qu'engrange une telle opération. Cela se concrétise par de la publicité tout autour du terrain, un sponsor bien en vue à l'avant du maillot, la location du monopole des concessions alimentaires à l'intérieur du stade et même la vente du nom du stade. Ce cirque corporatif est malheureusement là pour rester, et je suis prêt à l'endurer. Mais dans certains cas, l'invasion du sport par l'entreprise privée dépasse les bornes.
Avant de continuer, je dois d'abord expliquer ma vision du sport. Le sport est une activité enrichissante qui permet à ceux qui le pratiquent d'en tirer un maximum de plaisir (une bonne condition physique, par exemple). Il est, à la base, rassembleur, car peu de sports se pratiquent seul, mais il est également dans sa nature de diviser, puisque dans la majorité des cas, un ou des adversaires sont nécessaires au bon déroulement de l'activité. Et avec la division vient inévitablement la soif de victoire, la controverse, la rivalité et toutes ces autres caractéristiques qu'entraîne l'exercice compétitif du sport (et qui le rendent si intéressant). Cela se conjugue pour donner le sport tel que je l'aime, une sorte d'idéal.
Donc, lorsque le sport est dénaturé, utilisé à des fins marchandes, lorsque l'argent et l'entreprise privée sont mis à l'avant plan, c'est un manque de respect à cet idéal. C'est prendre une activité noble et ne l'utiliser que pour servir ses intérêts commerciaux, pour sa propre avidité, dans le but ultime de toujours faire plus d'argent. Et c'est ici que Red Bull entre en jeu.
Le Sportverein Austria Salzburg fut fondé en 1933 par la mise en commun de deux clubs, Hertha Salzburg et Rapid Salzburg, qui représentaient à l'époque la bourgeoisie et le prolétariat, respectivement. Je vous invite à lire l'histoire complète du club ici. En 2005, après plus de 70 ans riches d'histoire, Red Bull rachète le club. Il n'y a, au début, aucune raison de s'affoler. Le nouveau propriétaire est même le bienvenu chez les supporters. Mais avec le temps, ses intentions sont de plus en plus claires: le club délaissera le mauve et blanc traditionnels pour adopter le rouge et blanc, le nom du club sera changé, pour devenir Red Bull Salzburg et l'histoire du SV Austria Salzburg sera ignorée, les nouveaux propriétaires affirmant que le Red Bull Salzburg est un nouveau club fondé en 2005. Les supporters du SV Austria Salzburg n'ont pas accepté pas ces changements et ont fondé un «nouveau» club nommé exactement comme celui qu'ils supportaient avant 2005.
Même histoire à Leipzig, où, après avoir tenté en vain de prendre le contrôle de deux clubs plus prestigieux de la région, la compagnie a acheté le club de cinquième division SSV Markranstädt en 2009. Les uniformes ont été changés, les couleurs et l'histoire de l'ancien club abandonnées. Seule différence, en Allemagne, il est interdit d'avoir le nom d'une compagnie dans le nom officiel du club. L'équipe s'appelle donc RasenBallsport Leipzig (RB Leipzig), qui veut littéralement dire sport de balle de terrain, mais on sait très bien ce que RB représente vraiment.
Plus proche de nous, à New York, les MetroStars ont été rachetés par la compagnie en 2006. Ce rachat ne suscite cependant pas autant de contestations qu'en Europe, où le sport est bien plus ancré dans les traditions et dans l'histoire. Mais il n'en reste pas moins que c'est une manifestation du même phénomène, l'envahissement du sport par l'argent, la commercialisation du sport.
Certains se demanderont: pourquoi est-ce une mauvaise chose, si les compagnies peuvent financer le sport? La qualité du jeu augmente, elles permettent aux sportifs d'assurer de meilleurs revenus et assurent une plus grande stabilité à n'importe quel club. Et c'est malheureusement là que réside tout le problème. Le sport n'est pas que spectacle, il est surtout passion et dévouement. N'est-il pas immensément satisfaisant d’être témoin d’une pièce de jeu spectaculaire, après 80 minutes de jeu ennuyant? N’est-il pas tout aussi satisfaisant de pouvoir s’identifier à des joueurs qui sont là par passion, au lieu de stars qui ne veulent que récolter leur chèque de paie? Tout l'argent du monde ne pourra jamais motiver un athlète comme le fait le véritable amour de son sport. Et pour chaque club nouvellement sponsorisé ou racheté se trouvent deux ou trois autres clubs qui s'enlisent dans leurs dettes. La stabilité économique (temporaire, il faut le souligner) pourvue par les riches propriétaires n'est en fait qu'une bombe à retardement, une contribution à l'inflation continuelle du marché sportif.
Si vous ne saisissez pas l'idéal du sport tel que je le décris, je conçois qu'il soit difficile de comprendre ces arguments. Mais si vous vous reconnaissez dans ces mots, il faut vous opposer au bulldozer Red Bull, et, par extension, à toutes les autres manifestations de la commercialisation du sport.
Avant de continuer, je dois d'abord expliquer ma vision du sport. Le sport est une activité enrichissante qui permet à ceux qui le pratiquent d'en tirer un maximum de plaisir (une bonne condition physique, par exemple). Il est, à la base, rassembleur, car peu de sports se pratiquent seul, mais il est également dans sa nature de diviser, puisque dans la majorité des cas, un ou des adversaires sont nécessaires au bon déroulement de l'activité. Et avec la division vient inévitablement la soif de victoire, la controverse, la rivalité et toutes ces autres caractéristiques qu'entraîne l'exercice compétitif du sport (et qui le rendent si intéressant). Cela se conjugue pour donner le sport tel que je l'aime, une sorte d'idéal.
Donc, lorsque le sport est dénaturé, utilisé à des fins marchandes, lorsque l'argent et l'entreprise privée sont mis à l'avant plan, c'est un manque de respect à cet idéal. C'est prendre une activité noble et ne l'utiliser que pour servir ses intérêts commerciaux, pour sa propre avidité, dans le but ultime de toujours faire plus d'argent. Et c'est ici que Red Bull entre en jeu.
Le Sportverein Austria Salzburg fut fondé en 1933 par la mise en commun de deux clubs, Hertha Salzburg et Rapid Salzburg, qui représentaient à l'époque la bourgeoisie et le prolétariat, respectivement. Je vous invite à lire l'histoire complète du club ici. En 2005, après plus de 70 ans riches d'histoire, Red Bull rachète le club. Il n'y a, au début, aucune raison de s'affoler. Le nouveau propriétaire est même le bienvenu chez les supporters. Mais avec le temps, ses intentions sont de plus en plus claires: le club délaissera le mauve et blanc traditionnels pour adopter le rouge et blanc, le nom du club sera changé, pour devenir Red Bull Salzburg et l'histoire du SV Austria Salzburg sera ignorée, les nouveaux propriétaires affirmant que le Red Bull Salzburg est un nouveau club fondé en 2005. Les supporters du SV Austria Salzburg n'ont pas accepté pas ces changements et ont fondé un «nouveau» club nommé exactement comme celui qu'ils supportaient avant 2005.
Même histoire à Leipzig, où, après avoir tenté en vain de prendre le contrôle de deux clubs plus prestigieux de la région, la compagnie a acheté le club de cinquième division SSV Markranstädt en 2009. Les uniformes ont été changés, les couleurs et l'histoire de l'ancien club abandonnées. Seule différence, en Allemagne, il est interdit d'avoir le nom d'une compagnie dans le nom officiel du club. L'équipe s'appelle donc RasenBallsport Leipzig (RB Leipzig), qui veut littéralement dire sport de balle de terrain, mais on sait très bien ce que RB représente vraiment.
Plus proche de nous, à New York, les MetroStars ont été rachetés par la compagnie en 2006. Ce rachat ne suscite cependant pas autant de contestations qu'en Europe, où le sport est bien plus ancré dans les traditions et dans l'histoire. Mais il n'en reste pas moins que c'est une manifestation du même phénomène, l'envahissement du sport par l'argent, la commercialisation du sport.
Certains se demanderont: pourquoi est-ce une mauvaise chose, si les compagnies peuvent financer le sport? La qualité du jeu augmente, elles permettent aux sportifs d'assurer de meilleurs revenus et assurent une plus grande stabilité à n'importe quel club. Et c'est malheureusement là que réside tout le problème. Le sport n'est pas que spectacle, il est surtout passion et dévouement. N'est-il pas immensément satisfaisant d’être témoin d’une pièce de jeu spectaculaire, après 80 minutes de jeu ennuyant? N’est-il pas tout aussi satisfaisant de pouvoir s’identifier à des joueurs qui sont là par passion, au lieu de stars qui ne veulent que récolter leur chèque de paie? Tout l'argent du monde ne pourra jamais motiver un athlète comme le fait le véritable amour de son sport. Et pour chaque club nouvellement sponsorisé ou racheté se trouvent deux ou trois autres clubs qui s'enlisent dans leurs dettes. La stabilité économique (temporaire, il faut le souligner) pourvue par les riches propriétaires n'est en fait qu'une bombe à retardement, une contribution à l'inflation continuelle du marché sportif.
Si vous ne saisissez pas l'idéal du sport tel que je le décris, je conçois qu'il soit difficile de comprendre ces arguments. Mais si vous vous reconnaissez dans ces mots, il faut vous opposer au bulldozer Red Bull, et, par extension, à toutes les autres manifestations de la commercialisation du sport.
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